Menée auprès de 24.000 élèves sous la supervision du Ministère de l’Education nationale, l’étude menée par des chercheurs français de premier plan conclut à un impact significatif de la formation Energie Jeunes sur l’absentéisme, le « fatalisme social » et les résultats scolaires des collégiens de quartiers défavorisés.

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Une étude menée sur cinq ans

Afin de mesurer précisément l’efficacité de la formation « Ma réussite au collège », une vaste étude scientifique a été engagée en 2014. Menée, sous la supervision du Ministère de l’Education Nationale, par des professeurs et chercheurs de Sciences Po, de l’Université Paris-Dauphine, de l’Ecole Normale Supérieure et du laboratoire J-PAL, elle mobilise quatre-vingt-dix-sept collèges et porte sur le suivi de vingt-quatre mille élèves. Les auteurs viennent de remettre au Ministère le deuxième rapport intermédiaire, qui porte sur la moitié du programme.

Des « résultats remarquables »

Ce rapport relève « un effet positif sur les notes des élèves, et un effet positif sur le comportement en classe », ainsi qu’une « réduction de l’absentéisme » et « une baisse du fatalisme social ».

Ces résultats, que les auteurs jugent « remarquables » compte tenu de la durée très courte des programmes, s’expliquent selon eux par le fait que « les messages délivrés par les intervenants Énergie Jeunes parviennent à modifier les croyances et à diminuer les stéréotypes déjà bien ancrés chez les collégiens, à augmenter leur présence et la qualité de leur comportement en classe, ce qui se traduit in fine par des résultats scolaires significativement plus élevés. »

 Le rôle déterminant des professeurs principaux

Philippe Korda, Président-fondateur d’Energie Jeunes, souligne que « les enseignants - et notamment les professeurs principaux - jouent également un rôle majeur dans la réussite du programme, puisqu’ils participent activement à l’animation de nos sessions et, surtout, en assurent le suivi ».

Un « rendement très élevé »

Alors que la moitié de la formation reste encore à déployer auprès des collégiens participant à l’étude, Elise Huillery, Professeur à Paris-Dauphine, Membre du Conseil d’Analyse Economique, affirme d’ores et déjà qu’« en comparaison d’autres programmes éducatifs ayant fait l’objet d’une évaluation d’impact rigoureuse, le rendement du programme Énergie Jeunes fait partie des plus élevés. »