Notre action

Pour rendre tous les élèves plus curieux, plus engagés et plus réceptifs à l’enseignement de leurs professeurs, Énergies Jeunes travaille à développer au sein de chaque classe les motivations d’apprentissage, et à provoquer les déclics psychologiques qui aident à surmonter les difficultés scolaires.

Notre plaidoyer

Avec Energie Jeunes, on va tous aimer apprendre !

Qu’y a-t-il de plus important, pour un pays, que d’offrir un avenir à tous ses enfants ? Le nôtre, l’un des plus riches du monde, peine pourtant à y parvenir.

 

Notre cause : la réduction des inégalités scolaires

En matière scolaire, la France est, selon la dernière étude PISA de l’OCDE (publiée en 2019), parmi les 4-5 pays occidentaux les plus inégalitaires des pays développés1. Les inégalités sociales dans l’école française restent très élevées, alors que, dans les dernières années, elles se sont réduites dans les autres pays de l’OCDE, et tout particulièrement dans des pays comme l’Allemagne, la Suisse ou les États-Unis.

Ces inégalités sont, certes, d’abord liées au niveau d’études et au statut socioculturel des parents. Ainsi, seuls 4 % des enfants de cadres et d’enseignants quittent le système scolaire sans obtenir le baccalauréat. C’est près de quatorze fois plus chez les enfants de parents inactifs, avec 54%2. Les inégalités frappent également particulièrement les enfants dont les parents ne maîtrisent pas totalement la langue et les codes de notre société et les attentes de notre système scolaire. Ainsi, « près de la moitié des jeunes appartenant aux secondes générations de l’immigration présente des difficultés sévères. »3

Notre plaidoyer

Notre principal terrain d’action : les collèges, sur les territoires les moins favorises

Selon un rapport officiel, « la maternelle et le primaire semblent réussir à stabiliser les inégalités. En revanche, le collège apparaît comme un multiplicateur d’inégalités. »4

Or, la scolarité au collège intervient pendant une période de grande transformation des élèves, qui passent de l’enfance à l’adolescence. C’est un moment de risque – difficultés scolaires, perte de confiance en soi, « mauvaises influences », absentéisme, délinquance … – mais aussi d’opportunités, puisque c’est là que l’élève peut adopter un nouvel état d’esprit et de nouveaux comportements.

 

Notre objectif : provoquer des déclics psychologiques

Énergie Jeunes agit sur un levier nouveau, issu des recherches récentes en sciences du comportement : celui des interventions courtes en classe, susceptibles de provoquer des « déclics » psychologiques et d’aider tous les jeunes à aimer apprendre.

Il nous faut notamment combattre le découragement individuel, mais aussi le « fatalisme social ».

Nous travaillons donc sur une matière complexe, où l’apparent « bon sens » et les bonnes intentions ne suffisent pas à produire des résultats. C’est la raison pour laquelle nos programmes sont développés avec des chercheurs éminents, qui s’investissent bénévolement dans notre action.

Ainsi, par exemple, nous n’essayons pas de faire croire aux jeunes que l’école serait une parfaite méritocratie, dans laquelle « quand on veut, on peut », et où la réussite distinguerait systématiquement les élèves les plus consciencieux.

En effet, des études révèlent que la croyance en une méritocratie scolaire dessert, paradoxalement, les élèves issus de milieux modestes ! Ceux-ci ont tendance à « essentialiser » les difficultés scolaires, en pensant que si le système récompense le mérite et qu’ils rencontrent des difficultés, c’est qu’ils ne « valent » pas mieux que les notes qui leur sont attribuées, et ne pourront rien y changer.

De même, nous ne laissons jamais entendre à nos élèves que ceux-ci seraient particulièrement doués ou talentueux. En effet, il est établi par la recherche qu’un tel discours conduirait certains jeunes à imaginer la capacité à apprendre comme principalement liée à des qualités innées de l’individu. En conséquence, toute difficulté ultérieure pourrait être interprétée par eux comme le signe d’une insuffisance de leurs qualités, ce qui les exposerait au découragement.

En revanche, nous cherchons notamment à leur montrer à quel point le cerveau humain est malléable. C’est l’un des « déclics » les plus déterminants de notre programme.

En effet, les recherches montrent que cette prise de conscience par les élèves modifie la façon dont ceux-ci évaluent leur propre capacité à progresser, accroît leurs aspirations et augmente leur persévérance face aux difficultés d’apprentissage !

 

Tous engagés pour les collégiens

Pour déployer massivement nos programmes, nous faisons appel à l’engagement généreux de la société civile  – bénévoles actifs et retraités, jeunes volontaires en service civique, entreprises citoyennes, fondations philanthropiques… – , en partenariat avec les pouvoirs publics, et en collaboration étroite avec les enseignants et les chefs d’établissements.

Grâce à l’extraordinaire mobilisation de tous ceux et celles qui participent à notre action, nous parvenons déjà, avec des moyens financiers modestes, à atteindre un nombre considérable de jeunes collégiens – plus de cent mille par an -, et là précisément où les besoins sont les plus grands.

Il nous faut aller plus loin, pour permettre à chaque jeune en France, quels que soient son lieu de naissance et la condition sociale de ses parents, d’aimer apprendre, pour trouver ensuite toute sa place dans l’emploi et dans notre société.

 

 

Nos résultats : un impact mesurable, démontré à grande échelle

Cette collaboration avec la recherche nous permet de mettre au point des interventions extrêmement courtes – trois sessions de cinquante-cinq minutes seulement, par année, dans chaque classe,  qui peuvent être animées par des volontaires experts ni du sujet ni de la pédagogie, et avec une grande efficacité.

L’impact de notre action est démontré par une étude d’une ampleur exceptionnelle, citée en exemple par de grandes institutions5 et des titulaires de Prix Nobel6. En effet, il apparaît que, par rapport aux élèves du groupe de contrôle, les élèves sont

  • plus disciplinés dans leur travail scolaire,
  • plus dynamiques et enthousiastes vis-à-vis de l’acquisition de connaissances nouvelles,
  • moins impulsifs,

En outre ce programme a un impact positif sur les aspirations des élèves, à la fois en matière d’études et de profession, et surtout, il accroît les résultats scolaires.

Les auteurs concluent : « Au global, l’ampleur de l’impact du programme d’Énergie Jeunes est impressionnante, au vu de sa brièveté (…) et de son coût. »

Cet impact est confirmé par de multiples témoignages, souvent très émouvants, de jeunes qui nous disent ou nous écrivent : « Pour la première fois, j’ai compris que j’aimais l’école. »

1 Voir le site http://www.oecd.org/pisa-fr/
2 Source : Repères et références statistiques, Ministère de l’Education Nationale
3 Source : Rapport Inégalités migratoires, Conseil National d’Évaluation du Système Scolaire
4 Source : Inégalités sociales et migratoires, Conseil National d’Évaluation du Système Scolaire
5 Voir par exemple la note #48 du Conseil d’Analyse Économique
6 Lire Economie utile pour temps difficiles, E. Duflo, A. Banerjee, Seuil, 2020

 

 

Nos programmes

 

Aimer apprendre au collège

Le programme « Aimer apprendre au collège » est le programme principal d’Énergie Jeunes. En 2021-2022, 116 900 élèves ont bénéficié de ce programme, conçu pour aider les élèves à exploiter tout leur potentiel.

Un programme initialement conçu pour les classes de la 6e à la 3e et renforcé par un programme adapté à la classe de CM2

Le programme « Aimer apprendre au collège » se compose d’un total de douze « épisodes » de 55 minutes, à raison de trois par an, de la 6ème à la 3ème. Ces sessions sont espacées de quelques semaines et complétées par des contenus additionnels disponibles en ligne, pour les élèves (vidéos sur une chaîne YouTube) et pour le professeur.

Conscient du fait que les inégalités ne sont pas les mêmes partout, un parcours destiné aux collèges des zones rurales a été spécialement conçu pour aider ces élèves, confrontés à davantage d’obstacles concernant leur orientation. Le parcours est fondé sur :

  • la présentation de rôles modèles inspirants,
  • l’incarnation de l’importance de l’école même quand tout semble joué d’avance,
  • les atouts d’une mobilité territoriale parfois imposée pour mener à bien son projet d’avenir.

Des séances interactives

Lors des sessions, les volontaires sont en interaction avec les élèves et utilisent des supports pédagogiques visant à les faire réagir et provoquer des échanges avec eux sur des thématiques clés. Chaque épisode comprend :

  • des vidéos scientifiques et de témoignages,
  • des échanges entre élèves
  • des jeux pédagogiques.

Pendant la session, tous les élèves sont invités à participer et à répondre aux questions des animateurs. L’engagement des élèves pendant les épisodes est le point de départ à leur réflexion personnelle, à l’intégration de nouvelles habitudes et une évolution vers une vision du monde positive. Ces questionnements sont les prémices du déclic psychologique attendu.

Pour les professeurs, la possibilité de choisir un parcours

Pour les niveaux de la 5e à la 3e, les professeurs ont la possibilité de choisir la thématique du 3 e épisode

  • apprendre à apprendre,
  • réfléchir sur soi,
  • développer l’esprit collectif.

Chaque professeur est alors invité, lors du deuxième épisode, à choisir la thématique qu’il pense la plus adaptée à sa classe pour la dernière session Énergie Jeunes.

Il est également possible au professeur d’organiser un 4e épisode, en totale autonomie avec sa classe. Une vidéo biographique, « Leçon d’une vie » permet aux enfants, à travers ce récit, de s’identifier aux héros et ainsi réfléchir à la façon de préparer leur avenir.

Des messages clés par niveau

CM2 : Préparer la transition vers le collège
Mettre en place de bonnes habitudes de travail le plus tôt possible, exprimer ses craintes quant au collège pour mieux trouver ensemble les solutions rassurantes pour l’année prochaine.

6e : Devenir acteur de sa scolarité
Les basiques : comprendre l’importance du travail, se coucher tôt, écouter les professeurs…

5e : Progresser chaque jour
Réaliser un petit progrès chaque jour grâce à la participation en classe et au travail à la maison.

4e : Muscler sa volonté
Faire les choses à fond, surmonter les difficultés de la scolarité, prévenir le découragement.

3e : Préparer son avenir
Vouloir choisir son avenir, donner du sens à ses études.

Des ressources pédagogiques complémentaires

Un support pédagogique est mis à disposition des enseignants, reprenant, épisode par épisode, les contenus vus en classe . Ils peuvent ainsi suivre la progression des séances et l’avancée des défis de leurs élèves.

Expérimentation 100 % Parents

L’expérimentation du programme « 100 % Parents », complémentaire au programme « Ma Réussite au Collège », permet aux parents à soutenir leur enfant et de l’aider à rester motivé. Les parents volontaires sont appelés par des bénévoles formés qui vont les aider à trouver la façon la plus appropriée de soutenir et encourager les efforts de leur enfant. L’expérimentation se déroule en trois phases :

  • premier appel permettant de faire connaissance et mieux connaître les problématiques rencontrées par la famille,
  • envoi d’une vidéo expliquant les problèmes fréquemment rencontrés par les collégiens et l’objectif des interventions Énergie Jeunes,
  • dernier appel durant lequel parents et bénévoles vont pouvoir échanger sur le contenu de la vidéo et réfléchir à de nouvelles habitudes à adopter à la maison pour aider l’élève.

Cap Orientation

« Cap Orientation » est un dispositif s’inscrivant totalement dans le dispositif « Parcours Avenir » de l’Éducation nationale, pour faire réfléchir les élèves de 4e et de 3 e sur la vie professionnelle. Énergie Jeunes leur apporte des éléments de réflexion sur leur orientation grâce à une première approche des grands types de métiers de l’entreprise et de la notion de compétences transverses. L’élève est incité à se demander :

« Un métier pour quoi faire ? »

Le programme s’organise en deux séances, en classe entière et en présence du professeur. L’intervention s’articule autour de vidéos de présentation des métiers, d’échanges et de témoignages de professionnels, de jeux de mise en situation, de jeu questionnaire.

Devoirs Faits

Depuis bientôt deux ans, Énergie jeunes accompagne le Rectorat de Versailles pour aider au développement du programme « Devoirs Faits ». Ce programme phare du gouvernement est destiné à aider les collégiens à réussir leurs devoirs en leur apportant un suivi personnalisé en dehors de la classe. Il est particulièrement important pour les élèves des quartiers défavorisés qui manquent souvent de bonnes conditions de travail et de méthode pour faire leurs devoirs efficacement.

En collaboration avec 12 collèges pilotes du Rectorat, nous avons :

  • développé des vidéos et des prospectus pour informer et encourager les parents à inscrire leurs enfants au programme « Devoirs Faits ».
  • produit des modules pédagogiques à destination des professeurs et des éducateurs qui accompagnent les élèves dans le cadre de ce programme. Ces modules leur permettent de sensibiliser les élèves à la nécessité de mettre en place de bonnes habitudes de travail.

Les premiers résultats dans les collèges tests sont très encourageants avec un engagement accru des parents et des élèves.

Cette année, nous allons encore plus loin dans cette collaboration en développant un module de formation à destination des intervenants, et en reliant le programme « Devoirs Faits » à notre programme « Ma Réussite au Collège ». Notre objectif : aider les élèves à mettre en place une bonne méthodologie pour leurs devoirs. Pour y parvenir, nous allons détacher six jeunes en service civique dans six collèges pilotes en support du programme « Devoirs Faits » et pour le test de nouveaux modules. Tous ces nouveaux outils seront mis à la disposition des autres académies.

Boules d’énergie

La comédie musicale éducative

Le second outil pédagogique développé par l’association, « Boules d’Énergie », est bâti autour d’une comédie musicale éducative. Tout au long de l’année scolaire, une équipe d’enseignants forme un groupe d’élèves à préparer une représentation.

Tout comme le programme « Ma Réussite au Collège », « Boules d’Énergie » développe la persévérance scolaire chez les élèves. Répéter et interpréter une comédie musicale permet de prendre goût à l’effort, d’acquérir discipline et concentration, d’apprendre à travailler à plusieurs, de s’inspirer de héros … et de vivre une expérience inoubliable !

Ce programme pédagogique interdisciplinaire mobilise tout un établissement. L’équipe pédagogique peut ainsi aborder des thèmes très sérieux – l’effort, la persévérance, les comportements… – d’une façon positive, joyeuse et motivante !

Le projet pédagogique

Une histoire inspirante, réaliste, émouvante et amusante autour du thème de la persévérance et de l’accrochage scolaire : MB, élève de 3e, a du potentiel mais, malgré un comportement bravache, il manque de confiance en lui et subit l’influence négative de deux amis. Lila est une élève sérieuse, secrètement amoureuse de MB. Lila, Alison, sœur de Lila, et Zayn, frère de MB, vont comploter pour pousser MB à se mettre au travail. Hélas, MB est convoqué en conseil de discipline pour insolence à l’égard d’un professeur et risque l’exclusion définitive. Lila, Alison et Zayn réussiront-ils à sauver la scolarité de MB ?

Un travail de groupe sur toute l’année

Le projet pédagogique peut être mené avec une classe entière ou avec une troupe interclasse constituée sur la base d’un casting. Boules d’Énergie s’adresse aux collégiens de tous âges, de tous niveaux. Cependant le niveau de 4e est particulièrement approprié. La préparation de la comédie musicale nécessite une quarantaine d’heures réparties sur l’année scolaire. Ce projet interdisciplinaire implique plusieurs professeurs dans le collège. Énergie Jeunes apportant un accompagnement pédagogique.

Un kit d’accompagnement complet

Énergie Jeunes accompagne le collège dans la construction de ce projet pédagogique. L’association fournit gratuitement un kit complet intégrant tous les supports pédagogiques nécessaires :

  • musiques préenregistrées et enregistrements de démonstration,
  • partitions avec les textes,
  • indications chorégraphiques et vidéo de démonstration.

Pour en savoir plus, contactez-nous !
Ralph Kernisant, responsable du projet comédie musicale éducative 01 40 64 72 71

Notre méthode

Créer le « déclic », c’est (aussi) scientifique ! La notion de « déclic » est centrale dans la méthode développée par Énergie Jeunes. Elle renvoie à des mécanismes, avérés scientifiquement, par lesquels un jeune peut, sur un temps très court, débloquer des croyances limitantes. Celles-ci l’empêchent de croire à l’utilité de l’effort. Grâce à quelques déclics psychologiques et à l’adoption de nouvelles habitudes, l’élève découvre progressivement la joie d’apprendre.

 

Une méthode aux fondements scientifiques reconnus

La méthode d’Énergie Jeunes est issue de travaux de recherche en neurosciences et en sciences du comportement. Elles démontrent qu’il est possible, à travers certains protocoles d’interaction, organisés sur des temps très courts, d’agir sur l’engagement scolaire des élèves et ainsi limiter leur « déconnexion » de l’école, leur découragement.

Ces interventions visent à déclencher des changements d’état d’esprit : en luttant contre les croyances limitantes par lesquelles l’élève se démotive ; en valorisant des compétences clés pour sa réussite, comme l’autodiscipline et la persévérance, qui lui permettent de gagner progressivement en confiance.

Énergie Jeunes est la première association citoyenne en France à avoir traduit ces découvertes scientifiques en programmes concrets, déployés à grande échelle auprès de classes d’âge entières.

Une méthode encadrée, uniformément déployée et largement éprouvée

La méthode d’Énergie Jeunes est fondée sur des interventions courtes (trois sessions de 55 minutes par année), sur le temps scolaire, devant la classe entière et pour chaque niveau du collège.

Chaque session est animée par un binôme de volontaires de l’association, en présence du professeur principal.

Ces volontaires, professionnels issus du monde de l’entreprise, jeunes en mission de service civique, inactifs ou retraités… ne sont pas au départ des experts de l’éducation, de la pédagogie ou des neurosciences. Ils sont initialement formés et encadrés par Énergie Jeunes pour déployer le protocole méthodologique à travers des outils pédagogiques produits par l’association (vidéos, questionnaires…).

Les sessions se déroulent via un thème défini selon les classes d’âge et suivant un programme très cadré : échanges avec la classe pour déclencher la réflexion sur soi, exercices pour favoriser la prise de conscience, puis approche individualisée via un plan d’action – le Défi Énergie Jeunes – afin d’engager l’élève jusqu’à la session suivante. Un bilan des progrès, des succès et des difficultés rencontrés est partagé lors de la troisième session qui donne à chaque élève une nouvelle occasion d’échanger avec ses pairs et de se préparer à de nouveaux défis à venir.

Chaque année, les outils pédagogiques sont améliorés par le Comité Scientifique d’Énergie Jeunes constitué d’experts en neurosciences, sciences du comportement et des sciences de l’éducation. Pour cela, le comité s’appuie sur les évaluations réalisées tous les ans via des questionnaires soumis aux élèves et aux enseignants ayant suivi le programme, ainsi que sur les retours et les recommandations qualitatives des animateurs Énergie Jeunes et du Comité Enseignants.

Des interventions dans le cadre scolaire et par classe entière 

Si Énergies Jeunes agit sur le temps scolaire, au sein du collège, pour garantir à son action le meilleur impact possible, ses interventions ne se substituent en rien à l’action et aux méthodes pédagogiques des enseignants. Énergies Jeunes intervient en complément des professeurs et les compétences transverses que l’association construit avec les élèves contribueront à une meilleure attention de ces derniers pour les matières classiques. Cette nouvelle forme de mentorat collectif s’appuie également sur ce que les élèves mettent en place individuellement pendant les « intersessions ». Les enseignants voient leurs élèves évoluer et mettre en place de nouveaux comportements, ils peuvent intégrer cette progression au projet pédagogique de leur classe.

La méthode Énergies jeunes fonctionne par classe entière, en s’appuyant sur la dynamique de groupe et sur les solutions que les jeunes formulent devant ou avec leurs camarades, sans faire de distinction entre les jeunes selon leur niveau scolaire. Il s’agit d’établir de nouvelles règles et de nouvelles croyances en limitant les effets de réactance. L’approche de l’association repose aussi sur la richesse présente dans l’hétérogénéité du niveau scolaire de la classe. Cette approche est au cœur même de la méthode Énergies jeunes et de son efficacité : « Si les autres y arrivent, pourquoi pas moi ? ».

Le comité scientifique

Comment rendre nos objectifs pédagogiques encore plus pertinents ? Comment intégrer efficacement à nos programmes certaines découvertes scientifiques récentes ? Comment prendre en compte toutes les conditions de succès liées à l’élève et à son environnement ?… Par ses avis et ses recommandations, le Comité Scientifique participe bénévolement à l’amélioration continue de programmes dont bénéficieront des centaines de milliers d’élèves, dans les territoires les moins favorisés.

En savoir plus

Yann Algan

Doyen de l’Ecole d’Affaires Publiques de Sciences Po, expert auprès de l’OCDE, senior editor de la revue Economic Policy. Ses recherches portent notamment sur l’évaluation des politiques d’éducation.

Céline Buchs

Maître d’enseignement et de recherche à l’université de Genève, dans le domaine « Processus sociocognitifs et interactions sociales ». Ses travaux portent notamment sur la pédagogie coopérative.

Fabrizio Butera

Directeur du Laboratoire de Psychologie Sociale, Université de Lausanne. Ses recherches portent notamment sur les difficultés spécifiques rencontrées par les élèves de milieux défavorisés lorsqu’ils obtiennent de bons résultats scolaires.

Coralie Chevallier

Spécialiste des sciences du comportement et des neurosciences cognitives, directrice des études du Département des Etudes Cognitives de l’ENS.

Céline Darnon

Professeur au Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive, Université de Clermont-Auvergne. Ses recherches portent notamment sur les facteurs qui renforcent ou atténuent les inégalités scolaires.

André Giordan

Professeur à l’Université de Genève où il a fondé et dirigé pendant trente ans le Laboratoire de Didactique et Epistémologie des Sciences. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont « Apprendre à apprendre au Collège ».

Elise Huillery

Professeur d’économie à Paris-Dauphine, membre du Conseil d’Analyse Economique rattaché au Premier ministre, membre du laboratoire J-Pal (centre de recherche du M.I.T.). Ses recherches portent notamment sur la mesure de l’impact des initiatives à finalité sociale.

Monique Jurado

IA-IPR honoraire, expert associé au Centre International d’Etudes Pédagogiques, auteure d’ouvrages pédagogiques, formatrice d’équipes pédagogiques.

Jean-Philippe Lachaux

Directeur de recherches à l’INSERM, docteur en neurosciences cognitives. Ses recherches portent notamment sur l’attention chez les élèves.

Gabriele Oettingen

Professeur de Psychologie Sociale à New York University. Ses recherches portent notamment sur l’autorégulation des comportements chez l’adolescent.

Matthias Pessiglione

Directeur de recherche à l’Institut du Cerveau et de la Moëlle Epinière. Ses recherches portent sur les mécanismes cérébraux qui sous-tendent les processus motivationnels.

Joëlle Proust

Philosophe et psychologue, Directeur de Recherche Emérite à l’Ecole Normale Supérieure. Ses recherches portent notamment sur la volonté et la métacognition.

Isabelle Robin

Chargée de mission, Direction générale de l’enseignement scolaire, ministère de l’Education nationale.

Sébastien Goudeau

Ancien professeur des écoles, docteur en psychologie et maître de conférence à l’Université de Poitiers. Ses recherches portent sur la reproduction des inégalités sociales à travers le milieu scolaire.

Notre impact
Chiffres de l’année 2021-2022

12 délégations régionales

636 établissements partenaires

600 volontaires

116 900 élèves bénéficiaires

Entre 2014 et 2020, une vaste étude a été menée auprès de 24 000 collégiens, sous la supervision du Ministère de l’Éducation nationale. Elle conclut à un impact significatif du programme « Aimer apprendre au collège » sur les résultats scolaires.

 

Un impact confirmé par une vaste étude scientifique

Afin de mesurer précisément l’efficacité de la formation « Aimer apprendre au collège », une vaste étude scientifique a été engagée en 2014. Portant sur 97 collèges et 20 000 élèves, elle fut menée, sous la supervision du Ministère de l’Éducation Nationale, par des professeurs et chercheurs de Sciences Po, de l’Université Paris-Dauphine, de l’École Normale Supérieure et du laboratoire J-PAL. Les auteurs en remettront dans les semaines à venir le rapport définitif.

Découvrez les résultats du rapport final de la mesure d’impact

Un effet positif sur les notes des élèves, sur le comportement en classe, ainsi qu’une « une baisse du fatalisme social ».

 

Un impact significatif sur les résultats scolaires

Le programme Énergie Jeunes « Aimer apprendre au collège » a un « effet positif et significatif sur les résultats scolaires des élèves, et ce pour toutes les années de la 6e à la 3e ». Pour servir de comparaison, « l’effet du programme Énergie Jeunes sur les notes des élèves de collège est du même ordre de grandeur que l’effet du dédoublement de la taille des classes sur les élèves de CP. »

 

Un impact sur l’état d’esprit et les comportements

« Le programme Énergie Jeunes change l’état d’esprit des élèves » : le poids des contraintes sociales sur les chances de réussite diminue et le rendement de l’effort apparaît plus élevé.
Le programme impacte également le comportement des élèves en classe. Une « baisse de l’impulsivité » a ainsi été observée chez les élèves bénéficiaires. Il a été observé que « les élèves les moins disciplinés à l’entrée en 6e reçoivent moins de sanctions en 3e lorsqu’ils ont bénéficié du programme ».

 

Un rendement remarquable

Enfin, Elise Huillery, Professeur à Paris-Dauphine, Membre du Conseil d’Analyse Économique, souligne qu’ « en comparaison d’autres programmes éducatifs ayant fait l’objet d’une évaluation d’impact rigoureuse, le rendement du programme Énergie Jeunes en termes de rapport coût-bénéfice, fait partie des plus élevés. »

 

 

Et chaque année, des milliers d’évaluations d’élèves et de professeurs

 

 

Chiffres basés sur 77 835 évaluations écrites et anonymes d’élèves bénéficiaires du programme

80% des élèves déclarent avoir décidé de faire davantage d’efforts pour réussir leurs études au collège

77% des élèves croient davantage en leurs capacités

66% des élèves affirment avoir déjà constaté des progrès

Chiffres basés sur 3 793 évaluations écrites et anonymes d’enseignants dont la classe a reçue le programme « Aimer apprendre au collège »

93% des enseignants approuvent les enseignements d’Energie Jeunes

77% des enseignants pensent que les interventions sont utiles à leurs élèves

44% des enseignants recommanderaient Énergie Jeunes à leurs collègues

Agir avec nous

Energie Jeunes se développe et innove grâce à l’implication de nombreux acteurs privés et publics. Mécènes de compétences et mécènes financiers, ils contribuent tous à renforcer l’efficacité et la qualité du déploiement de nos programmes pédagogiques aux cotés de la communauté éducative.

Bénévoles, salariés actifs en entreprise et en association, jeunes retraités, étudiants bénévoles ou en service civique, tous trouvent leur place chez Energie Jeunes et peuvent se rendre utiles pour la réussite scolaire de tous !

Nos partenariats nationaux, régionaux et locaux nous permettent de nous améliorer constamment et de nous déployer plus largement sur l’ensemble du territoire. Nous sommes également fiers de voir chaque année les dons de particuliers augmenter. Ces derniers nous sont précieux car cette cause est celle de tous pour une grande alliance éducative et sociétale renforcée : communauté éducative, associations, parents et acteurs de la société civile.

Aider les élèves à aimer apprendre, nous y contribuons tous !

Ils nous soutiennent